Traverser la Corse par le GR20, c’est accepter de se laisser bousculer par la montagne, l’altitude et le vent… mais aussi de se laisser hypnotiser par quelques-uns des plus beaux panoramas de randonnée d’Europe. Entre lacs glaciaires, aiguilles de granit, plateaux tapissés de pozzines et cascades cristallines, ce sentier mythique déroule une succession de paysages qui donnent autant envie de s’arrêter que d’avancer. Du lac de Nino au Monte Cinto, des aiguilles de Bavella aux cascades des Anglais, chaque étape raconte une autre facette de la nature corse, sauvage, rude, mais terriblement attachante.
Sur ce tracé légendaire qui relie Calenzana à Conca, beaucoup de randonneurs, comme Camille, viennent chercher un défi sportif. La plupart repartent surtout avec des souvenirs de lumière, de rochers rougis au coucher du soleil et de nuages accrochés aux crêtes. L’enjeu n’est pas seulement de « faire le GR20 », mais de choisir les points de vue à ne pas manquer, d’apprendre à lever les yeux entre deux pierriers, et de savourer ces instants suspendus où la montagne s’ouvre d’un coup sur la Méditerranée. C’est précisément ce voyage visuel qui est au cœur de cette exploration des plus beaux panoramas du GR20 en Corse.
En bref : les panoramas incontournables du GR20 en Corse
- 🌄 Le GR20 traverse la Corse du nord au sud sur 180 km et offre une enfilade de panoramas de haute montagne parmi les plus spectaculaires d’Europe.
- 🏞 Le lac de Nino et ses pozzines forment un écrin de verdure unique, où chevaux et vaches en liberté ajoutent une touche de magie à votre randonnée.
- 🧗 La brèche de Capitello et les lacs de Melo/Capitello proposent un décor minéral vertigineux, parfait pour les amateurs de trekking technique et de vues plongeantes.
- ⛰ Le Monte Cinto, toit de la Corse, récompense l’effort par un panorama circulaire sur la mer et toute la chaîne, mémorable par beau temps.
- 🪨 Les aiguilles de Bavella donnent à la partie sud du sentier une ambiance d’escalade monumentale, avec une variante offrant des points de vue très aériens.
- 💧 Les cascades des Anglais autour de Vizzavona permettent une parenthèse rafraîchissante en plein cœur du GR20, idéale pour se baigner et récupérer.
GR20 en Corse : un sentier de montagne aux panoramas légendaires
Traversant la Corse du nord-ouest au sud-est, le GR20 déroule près de 180 km et environ 10 000 m de dénivelé positif. Ce n’est pas seulement un itinéraire de trekking engagé, c’est une ligne de crêtes qui relie des points de vue exceptionnels, parfois à 2 000 m ou plus, avec la mer qui scintille au loin. Le balisage blanc et rouge guide les pas, mais ce sont les horizons successifs qui guident les envies.
Camille, randonneuse venue pour « cocher un mythe », a fini par mesurer ses journées non pas seulement en kilomètres, mais en panoramas : le premier lever de soleil sur les crêtes du nord, la silhouette du Monte Cinto qui se rapproche, puis s’éloigne, les soirs orangés sur les aiguilles de Bavella. Pour profiter de ces scènes, une bonne préparation reste indispensable : condition physique solide, équipement adapté et repérage des étapes les plus panoramiques sont les trois clés d’un GR20 réussi.
Nord, centre, sud : trois ambiances de paysages sur le GR20
Le GR20 nord, de Calenzana à Vizzavona, concentre les passages les plus techniques et minéraux. Crêtes acérées, couloirs rocheux, cols vertigineux : c’est la partie préférée de celles et ceux qui aiment sentir la montagne sous leurs mains autant que sous leurs pieds. Les panoramas y sont souvent verticaux, avec de gros écarts de dénivelé entre le regard et le fond de vallée.
Le centre autour de Vizzavona et des cascades des Anglais marque une transition plus forestière, mais garde de superbes fenêtres sur les sommets voisins. Le GR20 sud, lui, déroule davantage de plateaux, de forêts et de vastes vues sur la mer et les golfes du sud. Les paysages y sont plus ouverts, la lumière plus douce, surtout en fin de journée. Passer d’un tronçon à l’autre, c’est un peu comme changer de pays sans quitter l’île.
Lac de Nino : un paysage de carte postale au cœur du GR20
Situé dans la partie nord de la Corse, le lac de Nino est le deuxième plus grand lac glaciaire de l’île et l’un des décors les plus romantiques du GR20. Niché à environ 1 740 m d’altitude, il se love dans un cirque de montagne aux pentes douces, couronné de crêtes plus rugueuses. Autour, les célèbres pozzines, ces pelouses humides formant de petites mares naturelles, dessinent un motif vert et bleu qui fascine la plupart des randonneurs.
C’est là que Camille a vécu l’un de ses moments préférés : arrivée tôt le matin, le lac encore dans la brume, les chevaux semi-sauvages trottant au ralenti dans l’herbe détrempée. Le contraste avec les pierriers des jours précédents donne l’impression d’avoir changé d’itinéraire. Ce site apaise les jambes et l’esprit, tout en offrant des panoramas doux, mais inoubliables.
Accès au lac de Nino depuis le sentier du GR20
Pour rejoindre le lac de Nino, le GR20 propose un bel enchaînement. En venant du nord, l’itinéraire se dessine depuis le col de Vergio, avec une montée progressive parmi pins laricio et blocs granitiques. En provenance du sud, les marcheurs le rejoignent depuis le refuge de Manganu via un parcours plus alpin. Dans les deux cas, la dernière partie débouche soudain sur le plateau herbeux, offrant un point de vue saisissant sur la cuvette du lac.
Celles et ceux qui souhaitent prolonger la parenthèse peuvent réserver une nuit à la bergerie de Vaccaghja, toute proche. Ce choix permet de profiter du site en dehors des heures de passage du gros des randonneurs, avec une lumière du soir et du matin particulièrement photogénique. Un conseil revient souvent : poser le sac, marcher quelques minutes autour des pozzines, et simplement laisser le regard se perdre sur ce décor presque irréel.
Brèche de Capitello et lacs d’altitude : le versant vertigineux du GR20
À plus de 2 200 m d’altitude, la brèche de Capitello fait partie des points forts pour les amateurs de sensations aériennes. Ce passage rocheux marque une sorte de porte minérale, ouvrant d’un côté sur les lacs de Melo et de Capitello, de l’autre sur des vallons profonds. L’ambiance y est plus austère, les rochers sombres, les parois abruptes, mais les panoramas spectaculaires.
Camille, qui redoutait un peu les passages câblés avant de partir, a découvert ici une autre façon de vivre la randonnée en Corse : mains sur la roche, pieds assurés, respiration concentrée, puis la récompense d’une vue plongeante sur le lac de Capitello, disque bleu sombre coincé dans un cirque de granit. C’est un décor qui impressionne, mais qui donne aussi un sentiment de conquête une fois la brèche franchie.
Conseils pour aborder la brèche de Capitello en toute sérénité
La montée vers la brèche est exigeante, avec un terrain souvent instable et quelques passages équipés de chaînes ou de barres métalliques. Pour en profiter sans stress, les habitués du GR20 recommandent de partir tôt, avant la chaleur et l’affluence, et de bien gérer l’hydratation. L’étape ne propose pas de ravitaillement intermédiaire : mieux vaut emporter suffisamment d’eau et de quoi grignoter.
Camille a appliqué un principe simple partagé par d’autres trekkeurs : se concentrer sur un mouvement après l’autre, plutôt que sur la hauteur. Les aménagements impressionnent parfois sur les photos, mais en restant calme et méthodique, la plupart des randonneurs franchissent ces sections sans difficulté particulière. Au sommet, le regard se pose naturellement sur les lacs en contrebas, comme une invitation à une pause contemplative avant de poursuivre le sentier.
Monte Cinto : le panorama roi du GR20 en Corse
Avec ses 2 706 m d’altitude, le Monte Cinto domine toute la Corse et attire irrésistiblement les passionnés de randonnée en montagne. Longtemps simple variante, il est aujourd’hui intégré comme passage majeur sur le tracé du GR20 nord, depuis la fermeture de l’ancien itinéraire du Cirque de la Solitude. Le sommet, dégagé, ouvre un panorama circulaire où se mêlent reliefs corses, reliefs voisins et Méditerranée scintillante.
Le jour où Camille a tenté l’ascension, une fine brume enveloppait encore les crêtes au départ du refuge d’Asco Stagnu. Quelques heures plus tard, elle se retrouvait au-dessus d’une mer de nuages, avec les pointes rocheuses émergeant comme des îlots. Ce contraste entre effort intense et légèreté visuelle laisse une empreinte durable. Pour beaucoup, c’est le point d’orgue du trekking sur le GR20.
Accès au Monte Cinto : variantes et timing pour profiter du paysage
Deux grands accès s’offrent aux marcheurs. En sens sud-nord, le plus fréquent, le sommet s’aborde depuis le refuge de Tighjettu, avec un itinéraire qui rejoint les crêtes avant le final sur blocs rocheux. En sens nord-sud, de nombreux randonneurs partent de la station d’Asco, empruntant un sentier plus direct utilisé aussi par ceux qui gravissent le Cinto à la journée.
Dans les deux cas, les guides locaux conseillent un départ très matinal : non seulement pour éviter les orages d’après-midi, mais surtout pour profiter des plus beaux panoramas sur la Corse, lorsque la lumière rase révèle le relief. Une ascension réussie passe par un sac allégé, une bonne réserve d’eau, et une météo stable. Le sentiment d’arpenter le toit de l’île en vaut largement la peine.
Aiguilles de Bavella : la cathédrale de granit du GR20 sud
Dans la partie sud du GR20, les aiguilles de Bavella offrent une ambiance quasi dolomitique. Ces tours de granit rouge et gris, déchiquetées par l’érosion, dressent leurs formes spectaculaires au-dessus d’un col accessible par la route. Le sentier de grande randonnée passe à proximité et propose une variante plus alpine pour les marcheurs en quête de vues aériennes.
Camille s’en souvient comme d’un décor de film de fantasy : brume qui se déchire entre les aiguilles, cris des grimpeurs qui résonnent sur la roche, pins torturés accrochés aux pentes. Contrairement au cœur du GR20 nord plus isolé, la zone de Bavella voit se croiser randonneurs au long cours, familles en balade et grimpeurs chargés de cordes. Une effervescence qui contraste avec la solennité du paysage.
Variante des aiguilles de Bavella : un trekking panoramique et fréquenté
La variante du GR20 à Bavella se prend généralement au niveau du refuge d’Asinau, en suivant un balisage rouge et blanc qui se détache de l’itinéraire principal. Plus technique, avec quelques passages aériens, elle récompense l’effort par des panoramas rapprochés sur les aiguilles et des vues lointaines sur la mer, surtout par temps clair. C’est l’un des rares endroits où l’on peut embrasser à la fois haute montagne et littoral d’un seul regard.
Le revers de ce décor spectaculaire : la fréquentation. La route qui dessert le col permet à de nombreux marcheurs à la journée de venir parcourir une boucle incluant une portion du GR20. Pour garder une expérience plus paisible, certains choisissent d’y passer tôt le matin ou en fin d’après-midi. Quoi qu’il en soit, la magie des formes rocheuses et de la lumière reste intacte.
Cascades des Anglais : la parenthèse fraîcheur au cœur du GR20
Au centre de la Corse, non loin de Vizzavona, les cascades des Anglais offrent un décor radicalement différent, fait de chutes d’eau multiples, de vasques claires et de gros blocs polis par le torrent. Après plusieurs jours de trekking en terrain minéral, s’immerger dans ce paysage aquatique a quelque chose de presque luxueux pour les randonneurs.
Camille y a passé un long moment, sac posé sur un rocher, pieds dans l’eau glacée, à écouter le bruit constant de la rivière. Les panoramas y sont moins vertigineux que sur les crêtes, mais tout aussi précieux : forêts de hêtres et de pins, jeu de lumière sur l’eau, petites chutes étagées. C’est une étape qui redonne de l’énergie avant d’attaquer la suite du GR20 sud.
Accès aux cascades des Anglais depuis le GR20
Le GR20 longe la zone de Vizzavona, accessible en train, ce qui en fait un point d’entrée ou de sortie pratique pour celles et ceux qui ne parcourent pas l’intégralité du sentier. Depuis Vizzavona, un chemin bien marqué mène aux cascades en un temps raisonnable, fréquenté par les randonneurs au long cours et par les promeneurs à la journée.
Pour les marcheurs qui traversent l’île, c’est souvent l’occasion de se délester un instant du sac, de se baigner, ou simplement de s’asseoir à l’ombre pour contempler ce paysage plus intime. Ce lieu rappelle que la randonnée en Corse ne se résume pas à l’altitude et aux cols : l’eau y joue aussi un rôle apaisant et structurant.
Panoramas du GR20 : comparaison des grands sites de randonnée
Du lac de Nino au Monte Cinto, chaque site emblématique du GR20 propose un type de vue différent. Pour aider à choisir où concentrer son temps et son énergie, de nombreux marcheurs comparent les lieux en fonction de l’ambiance, de l’accessibilité et du type de paysage. Camille, par exemple, a planifié ses pauses longues aux endroits offrant le plus de diversité visuelle.
Le tableau ci-dessous synthétise ces grands panoramas, vus par le prisme de l’expérience randonneur : hauteur de vue, atmosphère, difficulté et petit « plus » qui fait la différence. De quoi vous aider à décider où sortir l’appareil photo, où prévoir un pique-nique, et où, peut-être, accepter d’arriver un peu plus fatigué pour le plaisir des yeux. 😊
| Lieu emblématique 🌍 | Type de paysage 🏞 | Ambiance ressentie 😌 | Difficulté d’accès 💪 | Atout panoramique majeur 🌄 |
|---|---|---|---|---|
| Lac de Nino | Plateau verdoyant, lac glaciaire, pozzines | Douce, pastorale, reposante | Moyenne (montée progressive) | Contraste vert intense / reliefs montagneux |
| Brèche de Capitello | Cirque rocheux, lacs suspendus | Minérale, aérienne, impressionnante | Élevée (passages câblés, pierriers) | Vue plongeante sur le lac de Capitello |
| Monte Cinto | Sommet alpin, crêtes, horizons lointains | Grandiose, engagée, « toit de l’île » | Très élevée (longue ascension, altitude) | Panorama à 360° sur Corse et Méditerranée |
| Aiguilles de Bavella | Pics de granit, forêts de pins, vues mer | Spectaculaire, animée, fréquentée | Moyenne à élevée (variante alpine) | Silhouettes rocheuses iconiques au coucher du soleil 🌅 |
| Cascades des Anglais | Rivière, vasques, forêt | Fraîche, ludique, conviviale | Faible à moyenne (sentier bien tracé) | Multiples points de vue sur les chutes et bassins 💧 |
Préparer son GR20 pour profiter pleinement des panoramas
Savourer les plus beaux panoramas du GR20 suppose d’arriver sur place encore capable de lever la tête… et pas complètement épuisé. Cela passe par une vraie préparation physique, mais aussi par un équipement réfléchi qui allège le sac sans négliger la sécurité. Beaucoup de randonneurs, comme Camille, admettent qu’un sac trop lourd limite l’envie de faire les petits détours vers les plus beaux points de vue.
Une autre dimension, parfois sous-estimée, concerne la gestion du temps. Partir tôt permet de profiter des lumières rasantes, d’éviter la chaleur estivale et d’arriver dans les zones panoramiques quand l’affluence est plus faible. C’est dans ces créneaux que naissent souvent les meilleurs souvenirs visuels, loin du simple défi sportif.
Check-list pour une randonnée panoramique réussie sur le GR20
Pour optimiser chaque journée sur ce sentier de montagne, certains marcheurs s’appuient sur une liste simple de réflexes. Camille, par exemple, glissait systématiquement sa carte dans la poche de poitrine pour repérer les points de vue à venir et adapter ses pauses. Une bonne partie du plaisir vient de ces petites anticipations.
- 🕕 Partir tôt chaque matin pour profiter des lumières et limiter l’exposition au soleil en altitude.
- 📍 Repérer sur la carte (ou une appli hors-ligne) les cols, lacs et crêtes offrant les meilleurs panoramas du jour.
- 🎒 Alléger le sac en gardant uniquement les indispensables de randonnée pour garder de l’énergie pour les détours panoramiques.
- 🥤 Gérer l’eau et les pauses pour atteindre les points de vue en forme, sans fringale ni déshydratation.
- 📸 Prévoir un appareil photo léger ou un smartphone protégé, avec batterie externe, pour immortaliser les paysages.
- 🧢 Protéger tête et yeux (casquette, lunettes cat. 3 ou 4) : le soleil corse tape fort sur les crêtes.
Quand partir en Corse pour profiter des plus beaux panoramas du GR20 ?
La saison choisie transforme complètement l’expérience visuelle sur le GR20. Au début de l’été, la montagne garde encore des névés, la lumière est claire, les lacs sont bien remplis. C’est une période où les contrastes entre blanc de la neige, vert des pelouses et bleu des lacs sont particulièrement marqués. En plein cœur de l’été, les journées sont longues et les horizons souvent dégagés, mais la chaleur impose un rythme plus matinal.
Septembre, quant à lui, offre une atmosphère plus douce, avec des teintes parfois dorées et une fréquentation moindre. Camille, partie fin août, a pu sentir le basculement : les soirées un peu plus fraîches, les refuges moins bondés, des couchers de soleil plus flamboyants. Pour beaucoup, cette période représente le meilleur compromis pour le trekking panoramique en Corse.
Saisons et paysages : comment évolue le GR20 au fil des mois
Côté panoramas, la période juin-septembre reste la plus propice. En juin, certains passages nord peuvent encore être enneigés, ce qui donne des ambiances très alpines mais demande prudence et parfois équipement adapté. Les lacs sont alors au maximum de leur volume, reflet parfait des crêtes environnantes. Juillet et août voient le bleu du ciel dominer, avec une visibilité souvent excellente tôt le matin.
En septembre, la lumière devient plus rasante, particulièrement en fin de journée, ce qui sublime les reliefs granitiques des aiguilles de Bavella ou du Monte Cinto. En dehors de cette fenêtre, le GR20 devient un itinéraire hivernal technique, réservé aux alpinistes. Les panoramas y sont certes grandioses, mais au prix de risques et contraintes qui sortent du cadre d’une randonnée classique.
Alternatives panoramiques au GR20 pour découvrir la Corse autrement
Certains voyageurs souhaitent goûter aux grands paysages corses sans s’engager sur tout le GR20. D’autres, comme des ami·e·s de Camille, préfèrent des randonnées plus accessibles, mais tout aussi généreuses en vues. La bonne nouvelle, c’est que l’île offre une constellation d’itinéraires, dont plusieurs croisent ou frôlent le tracé du GR20 tout en restant moins techniques.
Les sentiers Mare a Mare et Mare e Monti, par exemple, alternent villages, forêts, balcons sur la mer et passages d’altitude modérés. On y retrouve la même palette de couleurs – bleu, vert, granit rougi par le soleil – mais dans un cadre moins engagé. Ces options peuvent précéder ou suivre un tronçon du GR20, pour prolonger l’aventure sans forcer le corps.
Idées d’itinéraires pour mêler panoramas, mer et montagne
Pour une immersion panoramique plus douce, certains combinent un tronçon du GR20 avec d’autres boucles corses. Camille, par exemple, a retrouvé des amis après son trek pour quelques jours plus tranquilles sur le littoral sud, tout en gardant la montagne à portée de regard. Ce type de combinaison offre une vision plus complète de la Corse.
- 🌊 Mare e Monti Nord : alternance de balcons sur la mer et de petites incursions en montagne, idéal pour varier les panoramas.
- 🏘 Mare a Mare Centre : traversée de villages, forêts et cols, avec de belles vues sur l’intérieur de l’île.
- 🌅 Boucles autour d’Ajaccio ou de Porto-Vecchio : parfaites pour finir le séjour par des vues sur mer après l’intensité du GR20.
- 🚶 Tronçons choisis du GR20 (Calenzana–Ortu di u Piobbu, Vizzavona–cascades des Anglais, Bavella–Paliri) : concentrés de panoramas en quelques jours.
- 🧺 Randonnées à la journée autour des lacs (Melo, Capitello) : accessible à plus de monde, avec un fort potentiel photo.
Ces combinaisons permettent de garder la dimension aventure sans se limiter à une seule grande traversée.
Vivre les panoramas du GR20 : une aventure intérieure autant que visuelle
Au fil des étapes, beaucoup de randonneurs constatent que les plus beaux panoramas du GR20 ne se résument pas aux plus grandes altitudes. Il y a ces instants inattendus : un rayon de soleil qui traverse les nuages au-dessus des pozzines, un arc-en-ciel fugace au passage d’une averse, ou ce moment où la mer se dévoile soudain au détour d’un col. La randonnée devient alors un prétexte pour vivre une succession de micro-scènes que la mémoire retient mieux que le tracé exact.
Pour prolonger ce rapport sensible aux paysages, certains aiment documenter leur voyage autrement qu’avec des chiffres. Camille, par exemple, notait chaque soir « la vue du jour » dans un carnet, avec quelques mots-clés et parfois un croquis. Une façon de garder le fil de l’aventure et de relier chaque effort à un tableau précis de la nature corse.
Petits rituels pour mieux savourer les paysages du GR20
Au-delà de l’aspect sportif, de nombreux marcheurs développent des rituels qui les aident à profiter pleinement des panoramas. Camille en a adopté quelques-uns, inspirés de rencontres en refuge : un couple notait systématiquement trois « images favorites » par jour, un autre groupe prenait chaque matin une photo au même endroit (devant le refuge) pour voir le changement de lumière et de météo.
Voici quelques idées simples à glisser dans votre trekking : s’accorder cinq minutes de silence complet sur chaque col, marcher un court tronçon sans parler pour mieux écouter le vent, ou encore s’asseoir à l’écart du refuge au moment du coucher du soleil. Ces gestes ne coûtent rien, mais transforment le GR20 en une succession de rendez-vous avec la montagne. Et si vous partez avec des amis, partager ces moments devient aussi précieux que le reste du voyage.
Quelles sont les plus belles étapes du GR20 pour les panoramas ?
Pour les panoramas, beaucoup de randonneurs citent les étapes autour du lac de Nino, de la brèche de Capitello et du Monte Cinto dans la partie nord, puis celles des aiguilles de Bavella et du plateau du Coscione dans la partie sud. Ces tronçons combinent lacs d’altitude, crêtes rocheuses et vues sur la mer.
Peut-on profiter des panoramas du GR20 sans faire tout le sentier ?
Oui, il est possible de parcourir seulement quelques étapes clés : Calenzana–Ortu di u Piobbu pour les vues sur la Balagne, les alentours de Vizzavona et des cascades des Anglais, ou encore le secteur de Bavella pour ses aiguilles spectaculaires. Certains sites comme les lacs de Melo et Capitello sont accessibles à la journée.
Quel équipement privilégier pour un GR20 axé sur les panoramas ?
Un sac allégé, de bonnes chaussures de montagne, des bâtons, une protection solaire efficace et une veste imperméable restent prioritaires. Pour profiter des paysages, un appareil photo léger, une batterie externe, et une carte ou appli hors-ligne pour repérer les points de vue sont très utiles. Vous pouvez vous inspirer de listes d’indispensables de randonnée pour optimiser votre matériel.
Le GR20 est-il adapté aux débutants en montagne ?
Le GR20 reste un sentier exigeant, recommandé à des randonneurs ayant déjà une expérience de la montagne et du dénivelé. Un débutant motivé peut toutefois en parcourir quelques tronçons plus accessibles, notamment autour de Vizzavona ou vers certains lacs, avant d’envisager l’intégralité de l’itinéraire. Une bonne préparation physique est indispensable.
Quelle période offre les plus beaux paysages sur le GR20 ?
Les plus belles périodes pour les panoramas vont de fin juin à fin septembre. En juin, les névés apportent une ambiance très alpine autour des lacs et des crêtes. En juillet-août, la visibilité est souvent excellente tôt le matin. Septembre offre une lumière plus douce et des couleurs parfois dorées, avec une fréquentation moindre sur le sentier.




